Approchez mesdames et messieurs. Je ne vous en mets pas un. Je ne vous en mets pas deux mais je vous mets trois méchants d'un coup contre l'homme araignée ! A savoir un ancien meilleur pote (James Franco) qui vous en veut parce que son père est mort en vous combattant : la dure loi des super-méchants ; un deuxième méchant (Thomas Haden Church) qui tombe manque de pot pile sous un démolléculo - machin - qui - vous - explose - en - mille - morceaux - mais - t'as - du - bol - tu - te - recomposes - comme - un - château - de - sable pendant une expérience scientifique en plein air (ben oui il pleut jamais à New-York et comme l'entreprise de construction a fait faillite on fonctionne comme ça, à la belle étoile) ; et un dernier méchant ( Topher Grace) qui était le rival arrogant de Peter Parker (Tobey Maguire) qui, par le plus grand des hasards, vient prier dans une Eglise dans laquelle Spiderman se débarasse comme il peut d'un parasite extraterrestre issu d'une météorite tombée pile à coté de notre super héros une nuit où il tissait tranquille dans un coin...
Mis à part ces raccourcis scénaristiques capillo-tractés, le film vaut son pesant de cacahouètes. La trame principale qui traite du thème de la jalousie et de l'envie est plus cohérente que les histoires secondaires inexploitées (un papa truant voulant sauver sa fille ou un paparazzi humilié) : la célébrité du super-héros fait gonfler le melon de Peter Parker au mépris du malheur de sa compagne (Kirsten Dunst) qui mérite une paire de claque également ("chéri tu ne fais plus attention à moi..."). Au paroxysme de cette situation, le film fait un détour par la quatrième dimension des années 70 et on se retrouve en pleine fièvre du samedi soir avec des passages dansés du plus haut n'importe quoi complètement jouissifs : le meilleur passage de film ! Peter Parker devient un John Travolta d'anthologie, mais sans les pattes d'éph' et la chaine en or sur les poils qui sont remplacés par un collant et un masque noir....
Bien entendu le tout est entrecoupé de scènes d'actions de très haute voltige avec des effets spéciaux en veux-tu en voilà. Comme d'habitude dans ces films à licence Marvel, Stan Lee fait son apparition ridicule et on peut noté le rôle miniature (comme à chaque épisode) en maitre d'hôtel français de Bruce Campbell, l'acteur fétiche de Sam Raimi (Evil dead)...bon ça c'est pour les geeks comme moi qui aiment les chevaliers qui font "NI !NI! NI!".....