THE QUEEN de Stephen Frears

Un film d'un nouveau genre : une biographie docu-fiction sur un personnage célèbre...vivant (à l'heure où j'écris ce billet). Tony Blair (Michael Sheen) vient de gagner les élections, Elisabeth II (Helen Mirren) doit donc lui demander d'être son premier ministre comme le veux l'étiquette. Scandale ! Un libéral à la tête d'un royaume jusque là conservateur. Pour couronner le tout (facile je sais) la princesse pouffiasse vient de casser sa pipe (c'est le cas de le dire) dans une séance de back-sit oh mercedes sous le pont de l'Alma. Un pays bouleversé par un non événement, les couronnés qui appliquent les règles de ce genre de cas de figure comme ils l'ont fait depuis des siècles. L'incompréhension est totale entre ces deux monde que tout oppose. Un film passionnant avec des acteurs formidables (prix d'interprétation à Venise pour Helen Mirren).

SCOOP¨de Woody Allen

Deuxième film de Woody Allen en Angleterre et deuxième réussite. Il revient à la comédie policière dans le rôle d'un magicien de cabaret minable qui provoque la rencontre de Sondra Pransky (Scarlett Johansson) et du fantôme de Joe Strumble (Ian McShane). Ce dernier lui demande d'enqueter sur un riche playboy : Peter Lyman (Hugh Jackman) qu'il soupçonne d'être un meurtrier. Avec une intrigue qui rappelle énormément le superbe "Meurtre mysterieux a Manhattan", MONSIEUR Allen nous offre un petit bijou comme il savait si bien le faire. L'Angleterre lui réussi visiblement très bien. Les acteurs en font des caisses et on adore. L'actrice est en plastique et silicone et on adore. Le bellâtre est tout en hauteur et en muscle et on adore. Woody est tout en bafouillage et en petites phrases hilarantes et on adore. On adore Woody !

DANS PARIS de Christophe Honoré

Le portrait de deux frères à la manière des films de la "nouvelle vague". Jamais parodique, toujours sincère, une réussite. Les acteurs sont au coeur de tout et donnent tout ce qu'ils ont ; et surtout leur talent. Romain Duris n'a jamais été si proche du César, Guy Marchand dans le rôle du père est au sommet de son art, Louis Garrel en fait des caisses comme on s'y attend. L'un des frères est en pleine dépression suite à une rupture alors que le second plus volage, butine de filles en filles. Le tout dans une famille décomposé par un divorce et le décès de la soeur. Rien de bien réjouissant visiblement mais on se laisse porter par ce bijou de CINEMA à l'aide de petites scènes musicales et notament un playback mémorable de Romain Duris en slip sur Cambodia de Kim Wilde qui malgré la première lecture comique permet de comprendre, rien que par son jeu d'acteur, dans quel état d'esprit le personnage se trouve. Dans Paris rentre dans le TOP 5.

MEMOIRES DE NOS PERES de Clint Eastwood

Encore un grand Clint Eastwood. Ne peut on pas dire de mal d'un de ses films ? N'y a-t-il jamais rien à lui reprocher ? Pourtant ses films sont souvent d'une simplicité alarmante. Du mélo digne d'un roman de Danielle Steele avec "million dollar baby" à ce film de guerre efficace, il nous est impossible de lui reprocher quoi que ce soit. Donc je vais faire profil bas et rentrer dans le rang ; peut être de peur de voir atterrie sur ma nuque le froid canon d'un 357 Magnum. Un film de guerre. La guerre du pacifique. L'histoire de la photo de l'érection du drapeau américain au sommet du Mont Suribachi. L'histoire de l'exploitation des marines qui en sont les auteurs. La propagande de guerre américaine. Un film d'actualité. Attendons avec impatience le deuxième volet du point de vue japonais de cette même bataille...toujours de Monsieur Eastwood.