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  <title>Le cinéma de Serge et Léon</title>
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  <tagline type="text/plain" mode="escaped">l'alarme : titre provisoire</tagline>
  
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  <title>Bons baisers de Bruges</title>
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  <issued>2008-07-01T16:46:03+00:00</issued>
  <modified>2008-07-01T16:46:03+00:00</modified>
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  <author><name>serge</name></author>
  <dc:subject>On a vu</dc:subject>
  <summary>...une fois</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;p&gt;...une fois&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un an que je n'ai pas alimenté ce cher blog&amp;nbsp;! Comme la plupart des auteurs de blogs je pense. Voilà un film de gangsters bavards anglo-irlandais et idiots (j'en vois déjà qui crient au pléonasme) qui m'a vraiment donné envi de réécrire ici et donc d'encourager &lt;del&gt;mes&lt;/del&gt; mon fidèle lecteur à courir aller le voir.&lt;br /&gt;
Ray (Colin Farrell) et Ken (Brendan Gleeson) sont deux tueurs à la solde de Harry un parrain de la pègre londonienne (Ralph Fiennes). Après avoir foiré une mission ils se retrouvent exilés à Bruges pour laisser couler un peu d'eau sous les ponts...de Bruges. Ken apprécie l'aspect culturel de la cité médiévale mais Ray se fait chier comme un rat mort et drague l'ex petite amie dealeuse (Clémence Poésy) d'un skinhead crétin (Jérémie Renier)...encore un pléonasme. Tout se passe bien jusqu'au jour où Harry demande à Ken de se débarasser de Ray...&lt;br /&gt;
Quasiment en huit clot, ce film paraitrait presque intimiste proche d'une dramaturgie grecque ou biblique&amp;nbsp;: la figure paternaliste (Abraham-Ken) qui se voit contraint de sacrifier son rejeton (Isaac-Ray). Tournant autour d'une poignée d'acteurs dont le réalisateur tire le meilleur, ce film évite tous les clichés du genre. Nous avons bien entendu deux petites scènes d'action ultra violente mais non gratuite qui permettent de ressituer les protagonistes et évitent au spectateur de ne pas avoir trop d'empathie pour ces types qui ne sont que des tueurs finalement. Une vraie belle surprise à l'image d'un pulp fiction à l'époque.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/cinema.cigogne.org/Serge/in bruges.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;</content>
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  <title>Spiderman 3</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://cinema.cigogne.org/index.php/2007/05/10/11347-spiderman-3" />
  <issued>2007-05-10T13:56:05+00:00</issued>
  <modified>2007-05-10T13:56:05+00:00</modified>
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  <author><name>serge</name></author>
  <dc:subject>On a vu</dc:subject>
  <summary>...comment j'ai filé mon collant.</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;p&gt;...comment j'ai filé mon collant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Approchez mesdames et messieurs. Je ne vous en mets pas un. Je ne vous en mets pas deux mais je vous mets trois méchants d'un coup contre l'homme araignée&amp;nbsp;! A savoir un ancien meilleur pote (James Franco) qui vous en veut parce que son père est mort en vous combattant&amp;nbsp;: la dure loi des super-méchants&amp;nbsp;; un deuxième méchant (Thomas Haden Church) qui tombe manque de pot pile sous un &lt;em&gt;démolléculo - machin - qui - vous - explose - en - mille - morceaux - mais - t'as - du - bol - tu - te - recomposes - comme - un - château - de - sable&lt;/em&gt; pendant une expérience scientifique en plein air (ben oui il pleut jamais à New-York et comme l'entreprise de construction a fait faillite on fonctionne comme ça, à la belle étoile)&amp;nbsp;; et un dernier méchant (
Topher Grace) qui était le rival arrogant de Peter Parker (Tobey Maguire) qui, par le plus grand des hasards, vient prier dans une Eglise dans laquelle Spiderman se débarasse comme il peut d'un parasite extraterrestre issu d'une météorite tombée pile à coté de notre super héros une nuit où il tissait tranquille dans un coin...&lt;br /&gt;
Mis à part ces raccourcis scénaristiques capillo-tractés, le film vaut son pesant de cacahouètes. La trame principale qui traite du thème de la jalousie et de l'envie est plus cohérente que les histoires secondaires inexploitées (un papa truant voulant sauver sa fille ou un paparazzi humilié)&amp;nbsp;: la célébrité du super-héros fait gonfler le melon de Peter Parker au mépris du malheur de sa compagne (Kirsten Dunst) qui mérite une paire de claque également (&quot;chéri tu ne fais plus attention à moi...&quot;). Au paroxysme de cette situation, le film fait un détour par la quatrième dimension des années 70 et on se retrouve en pleine fièvre du samedi soir avec des passages dansés du plus haut n'importe quoi complètement jouissifs&amp;nbsp;: le meilleur passage de film&amp;nbsp;! Peter Parker devient un John Travolta d'anthologie, mais sans les pattes d'éph' et la chaine en or sur les poils qui sont remplacés par un collant et un masque noir....&lt;br /&gt;
Bien entendu le tout est entrecoupé de scènes d'actions de très haute voltige avec des effets spéciaux en veux-tu en voilà. Comme d'habitude dans ces films à licence Marvel, Stan Lee fait son apparition ridicule et on peut noté le rôle miniature (comme à chaque épisode) en maitre d'hôtel français de Bruce Campbell, l'acteur fétiche de Sam Raimi (Evil dead)...bon ça c'est pour les geeks comme moi qui aiment les chevaliers qui font &quot;NI !NI! NI!&quot;.....&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/cinema.cigogne.org/Serge/spiderman3.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;</content>
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  <title>Loin d'elle</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://cinema.cigogne.org/index.php/2007/04/27/11253-loin-delle" />
  <issued>2007-04-27T15:55:18+00:00</issued>
  <modified>2007-04-27T15:55:18+00:00</modified>
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  <author><name>serge</name></author>
  <dc:subject>On a vu</dc:subject>
  <summary>...loin de qui ?</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;p&gt;...loin de qui&amp;nbsp;?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Grant (Gordon Pinsent) et Fiona (Julie Christie) sont mariés depuis plus de 45 ans et sont amoureux comme au premier jour. Dans leur chalet canadien enneigé, Fiona développe la maladie d'Alzheimer. Incapable de s'occuper de sa femme, Grant place Fioana, à contre-coeur, dans un hospice. Fiona semble peu à peu oublier son mari qui vient la visiter tous les jours et tombe même amoureuse d'un autre patient...&lt;br /&gt;
Résumer ainsi, on pourrait croire à une scène d'action de l'inspecteur Derrick mais il n'en est rien. La beauté plastique des acteurs nous fait complètement oublier leur âge et ce mélo à l'eau de rose se suit comme l'amourette d'un jeune couple fougueux à bord d'un paquebot guidé comme sur des rails vers un iceberg. D'iceberg ici il n'en est pas question, bien que la rigueur hivernale du décor s'y prêterait presque. L'ennemi n'est autre que la maladie et les souvenirs d'un passé pas si idyllique qu'il n'y parait. L'inéluctable fin du film est forcément sans grande surprise mais permettra aux plus &quot;fleur bleue&quot; d'entre nous de verser une petite larme.&lt;br /&gt;
L'interprétation est remarquable et la sobriété de la mise en scène a ce je ne sais quoi de reposant. Comme une gigantesque étendue enneigée sur un lac de verveine-menthe propice à la pratique d'un ski nordique relaxant mais néanmoins revigorant. Il ne faut pas enterrer le troisième age pendant &lt;em&gt;des chiffres et des lettres&lt;/em&gt; et j'espère bien vieillir comme ces personnages !!!! Je sais que ce dernier paragraphe n'a aucun sens mais je m'en fiche, je suis un lapin.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/cinema.cigogne.org/Serge/loin_d_elle.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;</content>
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  <title>La tete de maman</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://cinema.cigogne.org/index.php/2007/04/13/11126-la-tete-a-maman" />
  <issued>2007-04-13T10:08:16+00:00</issued>
  <modified>2007-04-13T10:08:16+00:00</modified>
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  <author><name>serge</name></author>
  <dc:subject>On a vu</dc:subject>
  <summary>...est dans le brouillard</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;p&gt;...est dans le brouillard&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lulu (Chloé Coulloud) est un garçon manqué qui s'interroge sur la dépression quasi autiste de sa mère (Karine Viard). Mais que se passe-t-il dans sa tête&amp;nbsp;? Un jour elle découvre des documents photographiques et super-8 de sa mère jeune, heureuse et érotisante dans les bras d'un jeune homme qui n'est pas son père. Lulu décide de retrouver ce mystérieux éphèbe...&lt;br /&gt;
Le film traite de l'évolution du désir à travers les ages&amp;nbsp;: Lulu avec ses premiers émois d'adolescente et la perte de la virginité, la maman jeune adulte qui s'épanouit dans la liberté sexuelle, la monotonie de la vie de couple marié et enfin la renaissance du désir à la quarantaine en re-découvrant son amour perdu (Kad Mérad). Les comédiens sont d'ailleurs tous très crédibles et notamment le mutique et (très justement) césarisé Kad que l'on attend de plus en plus dans ce genre de rôle dramatique.&lt;br /&gt;
Sans trop tomber dans les clichés, cette jolie comédie sentimentale et originale nous procure un sentiment de légèreté et de bien être contagieux. On se replonge assez facilement dans nos propres souvenirs et on s'imagine assez aisément notre futur. Avec une histoire teintée de mélancolie et de drame annoncé, la réalisatrice arrive néanmoins à ne pas plomber de larmes le spectateur. Spectateur qui sort de la salle le coeur léger et rempli d'espoir...Faut que j'arrête de lire Daniel Lévy moi !!&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/cinema.cigogne.org/Serge/maman.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;</content>
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  <title>Ensemble c'est tout</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://cinema.cigogne.org/index.php/2007/04/07/11074-tous-enemble" />
  <issued>2007-04-07T18:00:03+00:00</issued>
  <modified>2007-04-07T18:00:03+00:00</modified>
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  <author><name>serge</name></author>
  <dc:subject>On a vu</dc:subject>
  <summary>l'ensemble est mou...</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;p&gt;l'ensemble est mou...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Camille (Audrey Tautou) est anorexique et fait des ménages au grand dam de sa mère. Franck (Guillaume Canet) est un cuisinier rustre, ramène des filles et s'occupe de sa grand mère (Francoise Bertin) qui vient de se faire opérer de la hanche. Philibert (Laurent Stocker) est un aristocrate bègue qui héberge toutes ces âmes perdues dans son grand appartement parisien. Camille et Franck se crêpent le chignon en permanence jusqu'au jour où...&lt;br /&gt;
Claude Berri nous livre une petite comédie romantique sans grande surprise tirée d'un roman homonyme de Anna Gavalda que je n'ai pas lu. Le réalisateur n'ayant pas pu finir le film personnellemnt, a du s'adjoindre les services de François Dupeyron pour aboutir. Surement pas le meilleurs Berri mais encore un sympathique dimanche soir après Claire Chazal.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/cinema.cigogne.org/Serge/ensemble.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;</content>
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  <title>La nuit au musée</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://cinema.cigogne.org/index.php/2007/04/05/11073-nuit-au-musee" />
  <issued>2007-04-05T17:59:28+00:00</issued>
  <modified>2007-04-05T17:59:28+00:00</modified>
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  <author><name>serge</name></author>
  <dc:subject>On a vu</dc:subject>
  <summary>...on s'y fait chier</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;p&gt;...on s'y fait chier&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Larry (Ben Stiller) passe de petits boulots en petits boulot et a du mal à se fixer. En plus son ex-femme et son fils sont de plus en plus distants. Larry n'a vraiment pas de bol. Un jour on lui donne l'opportunité de remplacer un trio de gardien de nuit vieillissant dans le musée d'histoire naturelle local. Le job semble ennuyeux jusqu'au jour...jusqu'à la nuit où le musée prend vie.&lt;br /&gt;
Un petit film bien sympathique avec la joyeuse bande de comique dont j'ai déjà parlé précédemment (Ben Stiller, Owen Wilson, Paul Rudd) accompagné de quelques poids lourds de la comédie américano-américaine (Mickey Rooney&amp;nbsp;: le grand-père du footballeur, Robin Williams ou Dick Van Dyke le Guy Lux américain). Le film semble rempli de clins d'oeil à cette vieille garde et exclut totalement le français de base de ces références. Dans l'ensemble le nombre de gags &quot;universels&quot; permet quand même de profiter de ce film digne d'une location de dimanche après midi pluvieux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/cinema.cigogne.org/Serge/musee.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;</content>
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  <title>Pars vite reviens tard</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://cinema.cigogne.org/index.php/2007/03/17/10665-pars-vite-reviens-tard" />
  <issued>2007-03-17T15:30:48+00:00</issued>
  <modified>2007-03-17T15:30:48+00:00</modified>
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  <author><name>serge</name></author>
  <dc:subject>On a vu</dc:subject>
  <summary>...José Garcia fait son Navarro</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;p&gt;...José Garcia fait son Navarro&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le commissaire Jean-Baptiste Adamsberg (José Garcia) n'est pas content. Il vient de se faire larguer et un tueur en série lance un vent de panique dans Paris. En effet, des signes moyennâgeux fleurissent sur les portes de la capitale en prophétisant l'arrivée prochaine de la peste. Les première victimes montrent en effet des traces apparentes du fléau.&lt;br /&gt;
Régis Wargnier se retrouve avec un film de commande qui devait ressembler à une machine américaine façon &quot;Seven&quot; ou autre thriller à rebondissement. Les recettes sont bien connus&amp;nbsp;: Un gentil pas trop gentil qui doit démasquer un méchant très méchant parmi les personnages secondaires du film. Les suspect évidents sont bien entendu de fausses pistes. Dans la dernière demi heure on apprend le passé trouble d'un des personnages de cinquième rang dont on avait à peine vu le bout du nez depuis le début du film. Passé qui n'est en rapport avec aucune des informations données dans la partie précédente du film. On a notre coupable. Dans le dernier quart d'heure, un autre passé trouble apparait et c'est un énième personnage secondaire qui est vraiment le méchant très très méchant.&lt;br /&gt;
On résume&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;3/4 du film&amp;nbsp;: des victimes, des suspects innocentés et des courses poursuites.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;dernier 1/4&amp;nbsp;: un rebondissement sorti du chapeau suivit d'un deuxième sorti d'une casquette mitée et sudorifère.&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Mis à part ça, le jeu des acteurs est parfaitement convainquant et permet d'apprécier le film.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/cinema.cigogne.org/Serge/pars_vite.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;</content>
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<entry xml:lang="fr">
  <title>Golden Door</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://cinema.cigogne.org/index.php/2007/03/16/10902-golden-door" />
  <issued>2007-03-16T11:34:55+00:00</issued>
  <modified>2007-03-16T11:34:55+00:00</modified>
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  <author><name>serge</name></author>
  <dc:subject>On a vu</dc:subject>
  <summary>...les ploucs en croisière</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;p&gt;...les ploucs en croisière&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au début du siècle dernier, une famille de montagnards siciliens décide de s'exiler aux USA, le pays où l'argent pousse sur les arbres et où les légumes sont à l'échelle des grattes-ciel. A l'embarquement en troisième classe d'un transatlantique, Salvatore (Vincenzo Amato) remarque la mystérieuse Lucy (Charlotte Gainsbourg), une anglaise cultivée qui s'est mêlée aux italiens &quot;d'en bas&quot;.&lt;br /&gt;
S'appuyant sur des faits réel (et notamment la correspondance de ces immigrés italiens) Emanuele Crialese nous raconte comment au début du siècle fonctionnait l'immigration choisie à l'américaine. A l'arrivée devant les porte dorées, toute une batterie de tests scientifiques triait les futurs remplaçants des esclaves fraichement affranchis. Tests qui permettaient de renvoyer au bercail les individus souffrant de dégénérescence contagieuse comme le mutisme, un age trop avancé ou les femmes célibataires. Le réalisateur nous montre aussi la naissance de la femme moderne&amp;nbsp;: indépendante, cultivée, insoumise mais qui côtoie encore celles qui n'ont d'existence qu'aux bras d'un homme.&lt;br /&gt;
Le spectateur se retrouve complètement immergé parmi ces immigrants grâce à une caméra qui refuse les plans larges et nous permet de ressentir la claustrophobie dans les cales du paquebot (on y sentirait presque les odeurs). La scène de la tempête, sans une seule image de mer, est plus terrifiante que n'importe quelle séquence similaire d'un film catastrophe. L'ajout de scènes oniriques renforce la poésie du récit et nous permet de mieux comprendre le désir fou de ces paysans au pragmatisme à toute épreuve.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/cinema.cigogne.org/Serge/golden_door.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;</content>
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<entry xml:lang="fr">
  <title>Les témoins</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://cinema.cigogne.org/index.php/2007/03/08/10841-les-temoins" />
  <issued>2007-03-08T16:57:36+00:00</issued>
  <modified>2007-03-08T16:57:36+00:00</modified>
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  <author><name>serge</name></author>
  <dc:subject>On a vu</dc:subject>
  <summary>...n'oublient pas qu'ils vont mourir</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;p&gt;...n'oublient pas qu'ils vont mourir&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 1984, quatre personnages vivent la fin de la liberté sexuelle des années 70. Sarah (Emmanuelle Béart) une écrivain en panne d'inspiration qui refuse sa fraiche maternité, Medhi (Sami Bouajila) le papa flic coureur de jupons voir de caleçons, adrien (Michel Blanc) en médecin amoureux transi de Manu (Johan Libéreau) un minet qui croque la vie à pleines dents. La contamination de l'un d'entre eux par un mystérieux virus va faire trembler le petit éden dans lequel ils s'ébattaient.&lt;br /&gt;
Sans jamais prononcer le nom de la maladie, on se doute bien entendu qu'il s'agit là du SIDA et de l'hécatombe qui commença alors. Le film parle plus particulièrement des premières victimes&amp;nbsp;: les prostitués et les homo. Je ne sais pas pourquoi mais ce film m'a rappelé un fait qui m'avait énormément troublé il y a quelques années à la télé. En 1997 le couturier Gianni Versace est assassiné par Andrew Cunanan. L'affaire fit grand bruit à l'époque et tous les JT faisaient leur &quot;une&quot; sur l'arrestation du meurtrier homosexuel du couturier. Je n'ai jamais compris pourquoi dans d'autres affaires on ne présente jamais le meurtrier hétérosexuel de untel ou le président hétérosexuel qui a fait envahir l'Irak...Bref je m'égare du film.&lt;br /&gt;
André Téchiné nous gratifie encore une fois d'un grand film de cinéma avec des acteurs lumineux comme les couleurs jaunes et rouges qui accompagnent le récit. Le tout est distillé sous la forme d'un film chorale au rythme hyper-soutenu digne de n'importe quelle rythmique bontempi de l'époque. Malgré la présence des magnifiques seins d'Emmannuelle Béart, le film rate de peu l'entrée dans le top 5 de Serge et Léon.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/cinema.cigogne.org/Serge/témoins.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;</content>
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<entry xml:lang="fr">
  <title>La Môme</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://cinema.cigogne.org/index.php/2007/03/05/10816-la-mome" />
  <issued>2007-03-05T17:32:27+00:00</issued>
  <modified>2007-03-05T17:32:27+00:00</modified>
  <id>http://cinema.cigogne.org/index.php/2007/03/05/10816-la-mome</id>
  <author><name>serge</name></author>
  <dc:subject>On a vu</dc:subject>
  <summary>...itinéraire d'une enfant gâtée</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;p&gt;...itinéraire d'une enfant gâtée&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Edith est une titi de Belleville à la santé fragile. Sa mère (Clotilde Courau) chanteuse part faire carrière à Contantinople et son père (Jean-Paul Rouve) contorsionniste doit repartir dans les tranchées. Edith est confiée à sa grand-mère maquerelle en Normandie. A la fin de la guerre son père l'emmène travailler au cirque mais finissent par se retrouver à la rue où l'enfant démontre un prodigieux talent vocal. Les années passent et Louis Leplée (Gérard Depardieu), un patron de cabaret la recrute dans la rue. C'est le début d'une carrière  de rock star avant l'heure.&lt;br /&gt;
On l'a répété et je le confirme&amp;nbsp;: Marion Cotillard est exceptionnellement habitée par le personnage. L'émotion et le frisson vous saisissent à chaque fois qu'elle entonne un de ses tubes. Vous avez beau ne pas être emballé par les chanson de la mère Piaf, il est parfaitement impossible de ne pas être bouleversé par ce destin incroyable. Les réticences que j'avais en voyant Marion (vous permettez que je vous appelle Marion ?) grimée en petite vieille sénile ou par les nombreux playback qui ponctuent le film disparaissent au bout de cinq minutes. On ne voit plus l'actrice mais Edith Piaf à l'écran. Je disais plus haut que c'était une rock star mais permettez moi d'aller plus loin et d'affirmer que cette attitude auto-destructice d'une rebelle toxico-alcoolique n'est autre que la vie d'une punk habillée en noir. Elle ne se remettra jamais de la mort de son amant Marcel Cerdan (Jean-Pierre Martins) qui allait la rejoindre à New York.&lt;br /&gt;
Emporté par la foule (qui a bien pu y résister ?) d'acteurs au sommet de leur art, Olivier Dahan réalise une biographie passionnante à tous les niveaux et qui dépasse l'image d'Epinal que l'on avait de cette artiste.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;/images/cinema.cigogne.org/Serge/piaf.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;</content>
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